Les hautes passions de la basse de Barre Philipps
   
 

Barre Phillips constitua, pour quelques animateurs encore présents, une influence de taille parce qu'ils avaient acheté Basse Barre (version Futura de Journal Violone 1) en sachant qu'il s'agissait du premier solo de contrebasse enregistré, parce qu'ils s'étaient délectés avec For all it is (quartet de contrebasses avec JF Jenny-Clarke, Barry Guy et Palle Danielsson + Stu Martin à la batterie), Music for two basses (duo avec Dave Holland), Alors ou Splendid Yzlment (Michel Portal) et bien sûr le Trio avec John Surman et Stu Martin acheté chez un disquaire de Montparnasse. Mais aussi parce qu'ils l'avaient vu et entendu aussi en trio avec Beb Guérin et Léon Francioli, avec Portal, Surman ou Carolyn Carlson. Entre autres ballades marquantes. Puis des étapes au 28 rue Dunois qui décidèrent de quelques suites éparses mais amicales avec nato : avec Joëlle Léandre, Denis Levaillant et plus tard en trio avec Lol Coxhill et JT Bates, en duo avec Emilie Lesbros ou avec EMIR pour La vie est un songe.

Le songe de Barre Phillips a été parfaitement capté par quelques maisons de disques comme Emouvance (Journal Violone 9, No Pieces) et surtout ECM dont il a été l'un des premiers hérauts et l'un des compagnons réguliers. Ces jours-ci paraît chez ECM, produit par Manfred Eicher, End to End, nouveau solo de Barre Phillips, marque d'une fidélité indéfectible et réciproque avec la marque du "plus beau son depuis le silence".


 
Barre Phillips chez nato :
Joëlle Léandre, Les douze sons (1984)
Denis Levaillant, Barium Circus (1985)
Lol Coxhill, Barre Phillips, JT Bates, The rock on the hill (2011)
Barre Phillips avec Emilie Lesbros, No man's zone (2017)
Barre Phillips & EMIR, La vida es sueño (2017)
 
 
 imprimer  envoyer
 précédent suivant