Nous savons qu’il existe une maison du dictionnaire et un dictionnaire de la maison. La maison nato a donc eu envie de rassembler ses mots : autant de codes, de clés, de signes et d'intentions qui relient et rallient. Réverbères du chemin des écoliers, ceux du diconato éclairent un peu davantage la syntaxe fantaisie de ce langage incontrôlé.


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Montez (Maria) : actrice 1912 - 1951

Née Maria Africa Antonia Gracia Vidal de Santo Silas à Saint-Domingue d’un père espagnol et d’une mère dominicaine, elle a 20 ans lorsqu’elle quitte l’île, ses parents et ses neuf frères et sœurs pour épouser un banquier New-Yorkais et vivre son rêve américain. Elle divorce six ans plus tard et tente sa chance à Hollywood où elle troque son nom aussi long que sa famille pour le plus ramassé et tropical Maria Montez. Elle croise l’infernal séducteur John Barrymore à qui elle donne la réplique dans La femme invisible et devient l’une des représentantes de la tendance exotica d’Hollywood réservée aux beautés du sud au même titre que Carmen Miranda ou encore l’acteur indien Sabu qui seront ses partenaires. Elle endosse donc tous les rôles non occidentaux (Hollywood n’est pas regardant sauf sur le box office) et est tour à tour tahitienne (Au sud de Tahiti, en 1941), arabe (dans Les mille et une nuits, en 1942), gitane (La fière Tzigane, en 1944). Reine du technicolor pour films charmants facilement oubliables (on fera exception pour le troublant Signe du Cobra de Robert Siodmak), elle épouse l’acteur Jean-Pierre Aumont en 1943, lequel rejoint aussitôt après leur mariage les Forces Françaises Libres en Afrique du Nord. Ils se retrouvent en 1945 et donnent naissance à la petite Tina Aumont (qui jouera chez Fellini). Elle trouve meilleurs rôles avec Max Ophuls et devient la reine de l’Altlantide dans le bien nommé L’Atlantide (1948). Hollywood lui fait mal et elle fait ses malles pour Paris avec Jean-Pierre le Frenchie avec qui elle tourne en France (elle partagera aussi l’affiche avec Erich Von Stroheim dans Portrait d’Assassin) puis en Italie. Mais le 7 septembre 1951, dans son domicile de Suresnes, la demoiselle dominicaine prend un bain trop chaud et meurt d’une crise cardiaque.





Steve Beresford - David Toop - John Zorn - Tonie Marshall - Deadly Weapons